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Toute sa vie, Robert-Lionel Séguin a poursuivi un objectif : réunir les témoins matériels de l'homme au quotidien, manifestation d'un passé que plusieurs avaient négligé, oublié ou condamné. En trente ans de recherches, il a recueilli 35 000 objets témoignant de la vie domestique rurale, des savoirs et des arts de la civilisation québécoise traditionnelle. Il a également constitué un imposant fonds d'archives, une bibliothèque de plus de 6 000 titres ainsi qu'un fonds documentaire sur les murs, les coutumes et les conditions socio-économiques des Québécois. Le tout constitue une collection ethnologique unique au pays par sa richesse, sa diversité et sa complémentarité.
L'itinéraire intellectuel de ce chercheur a conduit Séguin vers la culture matérielle, jusqu'alors peu étudiée au Québec. Pour ses travaux, il s'est entouré de ce qu'il désignera plus tard « d'archives figurées » qui sont devenues le fonds de sa collection. En plus de son importante uvre écrite de milliers de pages, dont plusieurs uvres publiées, Robert-Lionel Séguin a contribué de manière importante à la filmographie ethnologique (31 films, dont Le faiseur de violons, Le dressage de bufs, La taille de la pierre
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On peut classer les artefacts de cette collection en plusieurs catégories : ameublement, objets personnels (vêtements, articles de toilette, etc.), outils et équipements (reliés à différents métiers et à l'agriculture), objets de communication (disques québécois, instruments de musique, appareils de reproduction du son, objets de publicité), objets de transport, uvres d'art (surtout d'art populaire), objets de récréation (jeux, jouets, équipements de sport), objets à portée sociale (objets commémoratifs ou de cérémonie), emballages et contenants, ferronnerie / quincaillerie de bâtiment, objets médicaux, objets ethniques, divers.
Il est important également de mentionner que sept (7) bâtiments faisant partie de la collection Séguin ont été transportés dans la cour arrière du Musée. Ce sont pour la plupart des pièces uniques et rares, sauvegardées pour témoigner du patrimoine bâti du Québec des XVIIIe et XIXe siècles. On y trouve une grange à encorbellement (ou abat-vent), une porcherie à toiture de chaume, un séchoir à maïs de type pentagonal, une baraque des Îles-de-la-Madeleine à toit réglable de tradition hollandaise, une maison de type architectural traditionnel, ainsi que deux petites laiteries.
De même, on ne peut passer sous silence le marche-à-terre, une pièce monumentale constituée d'une grande roue de 4,27 mètres de diamètre et d'un système d'engrenage actionné par des bêtes. Il servait de force motrice pour battre le grain. Cette pièce maîtresse a inspiré l'architecte du Musée qui a dessiné, pour la mettre en valeur, une rotonde dans le grand hall.
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